Le fraudeur cherche à vous faire autoriser l’opération
Le bilan décrit notamment le faux conseiller bancaire, le faux dirigeant d’entreprise et la substitution d’IBAN. Ces scénarios reposent sur une personne convaincue d’agir pour protéger son argent ou régler une demande légitime. L’escroc peut connaître le nom, l’adresse ou des éléments du compte et afficher un numéro trompeur.
Le chiffre de 41,6 % concerne le montant des pertes recensées, pas la proportion de clients victimes. La progression de cette forme de fraude rappelle qu’un mécanisme technique d’authentification peut être détourné lorsqu’une personne valide elle-même une instruction fabriquée par l’escroc.
Une confirmation pour annuler est un signal d’arrêt
Cybermalveillance.gouv.fr décrit des appels pendant lesquels la victime est invitée à communiquer un code ou à confirmer une opération dans son application, prétendument pour stopper une fraude. La validation peut en réalité autoriser un achat, l’ajout d’un bénéficiaire ou un virement.
Si vous n’avez pas engagé l’action affichée, ne la confirmez pas. Raccrochez puis contactez la banque par son application ou un numéro de vos documents habituels. Ce rappel indépendant coupe le scénario dans lequel le même interlocuteur fournit à la fois l’alerte, l’explication et la solution urgente.
Vérifier un nouvel IBAN par un autre canal
Dans une entreprise comme dans un foyer, un courriel annonçant de nouvelles coordonnées de paiement peut détourner une facture réelle. Rappelez le fournisseur ou le bénéficiaire avec un contact déjà connu, et non avec le numéro ajouté au message qui demande le changement.
L’alerte sur la concordance entre le nom et l’IBAN apporte un contrôle utile, mais elle ne remplace pas cette vérification du contexte. Un bénéficiaire reconnu par l’outil peut encore faire partie d’un scénario auquel vous n’aviez pas l’intention de participer. Notre dossier sur la fraude bancaire et les démarches utiles permet d’approfondir les cas selon l’opération.
Après une validation suspecte, conserver les preuves et prévenir sans attendre
Contactez immédiatement la banque pour signaler les opérations et demander les mesures adaptées : sécurisation des accès, opposition à la carte ou tentative de rappel d’un virement selon la situation. Conservez les messages, numéros, dates et captures utiles au dossier.
Déposez plainte et formulez la contestation auprès de la banque avec une description précise des faits. Le traitement et les éventuels droits au remboursement dépendent de l’opération et de son examen. Il serait trompeur de promettre un remboursement automatique ou de déclarer le recours perdu du seul fait qu’un code a été utilisé.
Sources et vérification
- Banque de France, communiqué OSMP du 7 septembre 2026
- Cybermalveillance.gouv.fr, fiche sur le faux conseiller bancaire, mise à jour du 7 mai 2026
- Ministère de l’Économie, protection des opérations bancaires à distance
Sources consultées le 22 octobre 2026.