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Trêve hivernale dès le 1er novembre : ce qui est protégé sur vos factures d’énergie

19/10/2026 23/10/2026 3 minutes 19 vues
Fauteuil vide, couverture et radiateur près d’une fenêtre au crépuscule ; illustration.

La résidence principale est au cœur de la protection énergie

Le médiateur national de l’énergie rappelle que les fournisseurs ne peuvent pas interrompre l’électricité, le gaz naturel ou la chaleur pour un impayé pendant la période du 1er novembre au 31 mars dans la résidence principale. Cette règle concerne le motif d’impayé ; elle ne supprime pas une intervention nécessaire pour la sécurité d’une installation.

Le calendrier rejoint celui de la trêve hivernale des expulsions, mais les règles ne se confondent pas. Pour comprendre une lettre du fournisseur, regardez l’énergie concernée, l’adresse du contrat, la nature de l’intervention annoncée et le motif indiqué. Ces éléments permettent de demander la bonne correction.

En électricité, la puissance peut être réduite dans certains cas

Une réduction limite les appareils utilisables simultanément tout en maintenant une alimentation. Le médiateur précise que cette possibilité demeure pendant la trêve, sauf pour les bénéficiaires du chèque énergie concernés par la protection. Le montant de la dette n’est donc pas le seul élément à examiner : le statut du foyer doit aussi être connu du fournisseur.

Si vous bénéficiez du chèque énergie, transmettez l’attestation ou les informations demandées par le dispositif pour faire appliquer les droits associés. En cas de réduction annoncée ou déjà effectuée, contactez rapidement le fournisseur en lui rappelant ces éléments. Conservez les courriers et les dates des échanges.

Les factures continuent de s’ajouter pendant la trêve

La protection maintient l’accès à l’énergie ; les consommations et les échéances du contrat continuent d’être facturées. Une dette laissée sans traitement peut donc augmenter pendant l’hiver et rendre la sortie de période plus difficile.

Demandez un échéancier qui distingue les factures courantes et le remboursement de l’arriéré. Le fournisseur doit pouvoir comprendre ce que vous pouvez régler sans provoquer un nouvel impayé le mois suivant. Les services sociaux peuvent aussi examiner les aides accessibles, notamment le Fonds de solidarité pour le logement.

Notre dossier sur la facture de régularisation d’énergie aide à vérifier l’origine d’un solde important. Comparer les relevés et les périodes facturées peut permettre de repérer une estimation à corriger avant de négocier son paiement.

Un litige se prépare avec les documents, sans attendre le printemps

Si vous contestez la facture ou l’intervention, formulez une réclamation au fournisseur et gardez-en une trace. Indiquez le point contesté et les justificatifs qui l’éclairent. En l’absence de solution, le médiateur national de l’énergie décrit les conditions d’une saisine.

Un changement de contrat peut être étudié plus tard pour le budget courant. Il ne transfère pas automatiquement l’ancienne dette au nouveau fournisseur. Le premier objectif pendant un impayé reste de faire appliquer la protection et d’obtenir un traitement supportable du solde.

Sources et vérification

Sources consultées le 22 octobre 2026.

Questions fréquentes

La fin de la trêve permet-elle une coupure immédiate pour tous les foyers ?

Non, les procédures et protections spécifiques continuent de compter. Le médiateur rappelle notamment, pour les bénéficiaires du chèque énergie ou du FSL équipés d’un compteur communicant, une réduction préalable à 1 kVA pendant au moins soixante jours avant une éventuelle coupure.

Le dépôt d’un dossier FSL peut-il protéger la fourniture pendant son examen ?

Oui, le médiateur indique un maintien de l’électricité ou du gaz pendant l’examen du dossier FSL, dans la limite de deux mois. Faites confirmer le dépôt et transmettez l’information utile au fournisseur. Cette mesure accompagne une demande réelle ; elle ne vaut pas effacement automatique du solde.